Et si on arrêtait de payer?

Et si on arrêtait de payer?

D’Olivier Bonfond
Coédition ADEN - CADTM - CEPAG 
Juin 2012

"Les dettes qui ont été contractées par un gouvernement, dans un cadre démocratique et pour servir l’intérêt général, peuvent être considérées comme légitimes et doivent être remboursées normalement, pour autant que leur remboursement n’implique pas la dégradation des conditions de vie des populations. Mais lorsqu’une dette est le résultat soit d’une socialisation de dettes de la finance privée qui a pratiqué des politiques de spéculation, soit d’énormes cadeaux fiscaux non justifiés et inefficaces, elle doit être considérée comme illégitime et ne devrait pas être mise à la charge des peuples."

Structuré en 10 questions/10 réponses, ce livre, coédition ADEN/CEPAG/CADTM, témoigne d’une double urgence citoyenne : d’une part, comprendre les origines et les enjeux de la dette et , d’autre part, ouvrir un débat public sur la légitimité de la dette publique belge.
En proposant des alternatives concrètes à l’austérité, l’auteur nous invite à rompre avec une logique mortifère et à nous mobiliser pour construire un monde socialement juste et respectueux de la nature.


Olivier Bonfond est économiste et auteur de nombreux articles sur les relations Nord-Sud et les alternatives à la mondialisation capitaliste. Membre du Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde (CADTM) depuis 2005, et est aujourd’hui conseiller au CEPAG (Centre d’éducation populaire André Genot). Membre du Conseil international du Forum social mondial (FSM), il participe activement depuis de nombreuses années au mouvement altermondialiste.

Lien : www.aden.be/index.php?aden=et-si-on-arretait-de-payer

La Belgique endettée. Mécanismes et conséquences de la dette publique

La Belgique endettée. Mécanismes et conséquences de la dette publique

La dette publique belge fait beaucoup parler d’elle en ce moment. L’intervention publique de 2008 pour “sauver” les banques en difficulté explique largement l’accroissement de l’endettement public du plat pays. A ce propos, les chiffres prouvent qu’il est impossible, à moyen terme, de compter sur les dividendes que les banques rapporteront à l’Etat pour “repayer” la dette de ce dernier. Et c’est ici qu’intervient l’austérité.

D’après un économiste employé par la filiale belge d’une grande banque étrangère, les choses sont claires : Avoir laissé filer les déficits et la dette était nécessaire pour éviter une dépression. Mais il est clair que maintenant, un peu plus de rigueur est indispensable, ne serait-ce que pour reconstituer les marges de manœuvre qui nous ont permis de passer au travers de la crise en évitant la débâcle de 1929. Traduction : en cas de problèmes futurs, l’Etat doit, en priorité, continuer à fournir des liquidités aux banques. En attendant, le citoyen est prié de se serrer la ceinture.

Ce livre montre le caractère absurde de cette situation en critiquant le problème à sa source, à savoir la libéralisation du secteur financier qui a pris en otage les Etats. Y compris la Belgique…


Xavier Dupret, chercheur au Gresea (Groupe de Recherche pour une Stratégie économique alternative). Auteur de “Krach mondial” (2009) et coauteur de “Capital contre travail” (2007) aux éditions Couleur livres.

Lien : www.couleurlivres.be/html/nouveautes/dette-belgique.html